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Le transport est l'ennemi du vin. Risque de casse, changements de pression et de température, sans compter le poids qui alourdit les bagages et les éventuelles formalités douanières. L'idéal : acheter du vin au carton directement chez le vigneron, et l'emporter chez soi dans le (grand) coffre de sa voiture, sans traverser de frontière, puis laisser aux bouteilles quelques jours au calme dans une cave pour se remettre du transport. Mais entre cet idéal et la pratique...

1. Voyager de préférence en hiver

C'est valable aussi bien pour les voyages que vous effectuez vous-mêmes que pour les expéditions de vin : les mois les plus chauds sont défavorables au transport du vin, en raison des températures parfois extrêmes que les bouteilles peuvent subir. Il fait vite chaud à l'arrière d'un camion où la température n'est pas contrôlée.

2. Ne pas laisser les bouteilles dans une voiture au soleil

La température grimpe très vite dans une voiture arrêtée en plein soleil. Si vous avez prévu de telles pauses sur un trajet, il vaut mieux prévoir également de mettre les bouteilles dans une glacière.

3. Bien emballer les bouteilles

La meilleure place pour une bouteille individuelle : au milieu de votre valise, et non sur les bords, entourée de vêtements. Un petit étui d'emballage aide à protéger les bouteilles de la casse, et des emballages spéciaux sont disponibles chez les cavistes.

4. Investir dans une valise spéciale "vin"

Pour ceux qui voyagent fréquemment avec des bouteilles de vin sur eux (producteurs, commerciaux...), il existe des sacs et bagages conçus spécialement pour faire voyager du vin, le protéger des chocs et des variations de température pendant le trajet. Citons par exemple Transbottle ou encore VinGardeValise, avec différentes options selon le nombre de bouteilles transportées et leur format (magnums...).

5. En avion : attention à la pression

Si les températures sont relativement stables à bord des avions, c'est à la pression qu'il faut faire attention. Pas vraiment de problème en théorie en cabine (la seule condition est que les bouteilles aient été achetées en duty-free, car impossible pour elles de passer la sécurité avec vous), mais en soute il peut y avoir des bouchons qui sautent si elle n'est pas pressurisée : avant de voyager, mieux vaut poser la question à la compagnie aérienne en charge du transport.

6. Laisser reposer le vin 1 semaine (ou plus)

Le "mal des transports" touche aussi les bouteilles de vin, et est un fait bien réel. Pendant quelques jours, voire quelques semaines pour les crus les plus fragiles, le vin peut perdre de sa superbe, avoir des saveurs et arômes moins prononcés, sembler plus "plat". On conseille donc de lui laisser au minimum 1 semaine pour se remettre du transport.

Image : VinGardeValise

Texte : La FDV