Le vin rouge, c'est vraiment bon pour la santé

CONSOMMATION. DES CHERCHEURS TOULOUSAINS ONT DÉCOUVERT LES SECRETS DU BIEN MANGER DES HABITANTS DU SUD-OUEST.

L'usage de vin permettrait de relâcher la pression artérielle. Photo archives DDM, Laurent Dard - Tous droits réservés. Copie interdite.
L'usage de vin permettrait de relâcher la pression artérielle. Photo archives DDM, Laurent Dard () 

L'usage de vin permettrait de relâcher la pression artérielle. Photo archives DDM, Laurent Dard

Les chercheurs savaient depuis longtemps que le vin rouge permettait de réduire les risques de maladies cardiovasculaires pour les consommateurs modérés. Cependant les mécanismes d'action des polyphénols en cause restaient mystérieux. Pour la première fois, des chercheurs de l'Inserm d'Angers épaulés par des scientifiques de Toulouse viennent de dévoiler l'explication du mécanisme moléculaire de cette protection provenant des polyphénols du vin.

L'équipe de chercheurs a découvert par quel mécanisme moléculaire les polyphénols du vin rouge conduisent les cellules des parois artérielles à produire du monoxyde d'azote (NO), un vasodilatateur. Grâce à l'étude, on apprend qu'un polyphénol particulier, la delphinidine, suffirait à déclencher la production de monoxyde d'azote et à relâcher ainsi la pression artérielle.

Une explication donc du fameux « French paradox » selon lequel les habitants du Sud-ouest qui boivent modérément du vin sont moins victimes d'infarctus une alimentation riche en graisses (foie gras, confit de canard…) et en vin). « Une consommation modérée de vin n'est pas associée à une augmentation de l'obésité, ni du diabète, mais au contraire à des effets protecteurs cardio-vasculaires via un effet sur le bon cholestérol et sur la limitation de la formation de caillots dans les artères », explique Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l'Institut Pasteur.

Selon les chercheurs de l'Inserm, ces découvertes ouvrent de nouvelles pistes sur le « potentiel thérapeutique des polyphénols contre les maladies cardiovasculaires ». à ces bénéfices s'ajoute, pour le vin rouge, une plus grande richesse encore en antioxydants. Une synthèse récente fait le point sur l'un d'entre eux : le resveratrol, présent en grande quantité dans le vin rouge. De la classe des polyphénols, il se caractérise par son fort pouvoir antioxydant.

Plusieurs de ses actions biologiques ont été mises en avant de façon expérimentale : une fonction antiapoptotique, limitant la mort programmée des cellules, et une capacité à activer des protéines de longévité. Ou encore des propriétés antidiabétiques et anticholestérol.

                                                                                                                                                                                                La Dépêche du Midi